1/20/2016

La vérité effective de la chose

Ce matin je suis allée au culte, dit l'Etudiante: un endroit non loin de chez moi. L'officiant était une femme. Au début du culte, il y a eu un baptême, une petite fille dans les bras de sa mère. Quatre femmes ont participé à ce baptême: l'officiante, la mère, la marraine, enfin une femme qui soit était la deuxième marraine, soit autre chose encore que je n'ai pas identifié: une copine peut-être. En tout état de cause, aucun participant homme: ni père, ni parrain. Il est souvent aujourd'hui question, comme vous le savez, des pères absents. Là, très clairement, le père était absent. Père absent, car, peut-être aussi, père anonyme. Ou décédé. Mais je ne crois pas trop. Plutôt non invité. Désinvité, dira-t-on. Pas non plus de parrain. Pourquoi faire. C'était une cérémonie entre femmes et pour les femmes. Je dis ce que j'ai vu. Ensuite le culte. Il y a d'abord eu une lecture de textes. Deux femmes se sont relayées au micro, deux paroissiennes. La femme pasteur a prononcé ensuite une homélie. Personnellement, je me fiche pas mal de la parité, je laisse ces trois syllabes à l'Epouse, à la Cheffe et à la Rapace. Elles en vivent, je ne vais pas leur ôter le pain de la bouche. Mais la vérité effective de la chose, comme le disait magnifiquement Machiavel, me réjouit toujours. Ce n'est pas sans lien avec les événements récents en Allemagne, dit l'Ethnologue. La gynécocratie occidentale d'un côté, le Rape Jihad de l'autre: c'est ça aujourd'hui, le choc des civilisations*.

* Voir "La moitié", 23 février 2015.