9/29/2019

Très bien conçu

Maintenant, ce qu'il faut dire aussi, c'est qu'ils ne sont pas seuls à l'assumer, dit le Visiteur: seuls, assurément non. Une autre force, également, l'assume, je veux bien sûr parler des "petits chéris". Il en a souvent été question ici même. Il n'y a pas en fait une mais bien deux gardes prétoriennes: celle qu'on vient de dire, d'une part (la "police républicaine"), les "petits chéris" de l'autre. Deux forces, au demeurant, qui s'entendent plutôt bien entre elles. Travaillant même, le cas échéant, la main dans la main. Elles se partagent aussi certaines tâches: parfois même ouvertement, comme on l'a vu en 2005, lors des manifestations anti-CPE (je prends cet exemple, mais on pourrait en prendre d'autres). Elles fonctionnent en binôme. La population est ainsi prise en tenailles. Montesquieu disait de la peur qu'elle est le principe du despotisme. Cette définition s'applique bien au régime actuel, sauf que la peur qu'inspire la soi-disant "police républicaine" se cumule, en l'espèce, avec cette autre peur: celle qu'inspirent les "petits chéris". C'est ce cumul même des peurs qui est le trait distinctif du régime actuel. C'est une idée des dirigeants, et il faut reconnaître que ça marche. C'est très bien conçu, et qui plus est adroitement mis en oeuvre.