12/15/2025

Plus aucune règle

Ce qu'est en fait l'UE, on le savait depuis longtemps, dit l'Avocate. Sauf que, jusqu'ici, elle s'avançait masquée: le "droit", les "valeurs", etc. Aujourd'hui, les masques tombent. Je fais bien sûr ici référence à l'affaire Baud, du nom de cet auteur de nationalité suisse résidant en Belgique, dont les avoirs bancaires ont été bloqués sur décision de l'UE. Celle-ci lui reprochait certaines de ses analyses ou prises de position. Interdiction lui est faite également de se déplacer d'un pays à l'autre. La décision est tombée d'en haut, sans que l'intéressé n'ait jamais vu le moindre juge ni seulement même été auditionné. On est donc très au-delà d'une simple atteinte à la liberté d'expression. Ce sont les règles même de l'Etat de droit qui ont été violées. Il n'y a plus de règles. Pour l'instant encore, ils ne mettent pas les gens en prison, mais ce devrait être l'étape suivante. Voyez aussi l'attitude de la Suisse. Au minimum, elle aurait pu interpeller l'UE, lui demander des explications: rien. Le zèle qu'elle met à protéger ses propres ressortissants victimes d'atteintes à leurs droits fondamentaux est en lui-même aussi un sujet. Ce sont les méthodes de Trump, dit le Visiteur. Trump les a complètement déshinibés. Au-delà encore on pourrait se référer à la "stratégie du choc": celle théorisée au siècle dernier par la CIA. Je ne voudrais pas que ce que je vais dire soit mal interprété, mais tout le monde sait bien dans quel monde évoluent ces personnels, comment aussi se consruisent certaines carrières. Dire qu'il n'y a plus de règles, c'est dire qu'il n'y a plus non plus de contrat social, dit le Nourrisson. On est à soi-même sa propre règle (en latin sui juris). Perso, c'est ce que je retiens surtout comme leçon. Le droit de résistance n'existe pas pour rien, dit le Visiteur.