10/21/2026

Et maintenant?

Et maintenant, dit le Double? Jusqu'ici, seuls les commerces étaient visés, dit l'Ethnologue, accessoirement les bâtiments publics: non, en revanche, les appartements ou les maisons privés. Or on ne peut plus exactement le dire aujourd'hui: eux aussi, semble-t-il, ont cette fois été visés. C'est une nouvelle étape. La première fois, tu ne t'y attends pas - et donc tu laisses faire. Tu es dans la sidération. Je ne dis pas que la fois d'après, tu ne laisseras pas faire. Il est possible, à nouveau, que tu laisses faire. Tout, évidemment, est possible. Mais peut-être aussi non. Certains diront que tu empiètes ainsi sur le ressort de l'Etat, dont la raison d'être même, en principe, est de protéger la vie et les biens de ses citoyens. Ce serait à lui de ne pas laisser faire. Sauf qu'il est volontiers aujourd'hui reconnu que l'Etat ne nous protège plus de rien - certains allant même jusqu'à se demander s'il ne serait pas, en fait, passé de l'autre côté. On frôle ici le complotisme. Mais c'est ce qu'ils disent. Pour le reste, on en revient à Clausewitz: "La guerre ne commence pas avant que l'invasion ait suscité la défense". Admettons donc qu'elle la suscite. C'est juste une hypothèse. A partir de là, tout peut aller très vite.